La Ferme du Contrevent à Montseveroux en Isère

Une ferme diversifiée

Depuis 2015 nous avons repris la ferme de la Combe Bernard, pour la rebaptiser la ferme du Contrevent en 2023. Nous travaillons en agriculture biologique depuis notre installation.

70ha permettent de nourrir une quinzaine de vaches, une quarantaine de chèvres, des bœufs et des cochons et de produire du blé pour la farine.

Le rendez vous incontournable : le vendredi de 16 à19h pour la vente à la ferme où d’autres producteurs bio nous rejoignent.

Manger bio, pour votre santé, pour défendre une agriculture locale faisant vivre les paysan.nes : C’est facile, c’est le vendredi !

Nos produits

Retrouvez nos produits chaque vendredi à la ferme de 16h à 19h et le pain le mercredi matin à Beaurepaire

Le vendredi de 16 à19h, c’est aussi le moment où vous pouvez venir voir les animaux et nous rencontrer. Il y a du monde à la vente et du monde au soins des animaux qui échangeront avec vous avec plaisir. Nous accueillons aussi sur ce créneau d’autres fermes bio qui viennent compléter la gamme pour vous proposer un vrai marché BIO à la ferme !

Plus de détails sur nos produits sur cette page


Notre ambition, vous nourrir en cohérence avec notre environnement

Nous sommes attachés à produire de la nourriture saine en cohérence avec les principes de l’Agriculture Biologique et Paysanne. Vivre de notre travail, en respectant les sols, les animaux et nos rythmes.

Sur nos parcelles nous avons des céréales pour faire de la farine puis du pain et des prairies qui servent à l’alimentation des chèvres et des vaches. Nous transformons sur la ferme le lait en fromages et les céréales en farine et pain. La fromagerie et la meunerie produisent également des déchets (petit lait et son) qui alimentent les cochons.

Une ferme diversifiée, une aventure collective

Pour s’en occuper, travailler les parcelles et transformer les produits nous avons besoin d’être 5 personnes. Nous produisons des fromages, de la farine, du pain et de la viande. Nous travaillons en agriculture biologique, ce qui signifie que nous ne traitons pas nos cultures et que nous n’utilisons pas d’engrais chimique. Ainsi la présence d’animaux nous permet de fertiliser nos cultures.

Rachel, paysanne depuis 2015, créatrice de la ferme, travaille surtout à la boulangerie et la commercialisation.

Lionel, paysan depuis 2016, gère les cultures, la meunerie et l’élevage de vaches et de porcs

Nous embauchons régulièrement des salariés pour compléter l’équipe et accueillons beaucoup de stagiaires espérant ainsi donner envi de se lancer dans ce beau métier.


  • Réservation de viande

    Colis de bœuf par 10 ou 6 kg (pour avril 2026)

    Cabris, c’est une fois dans l’année. A réservé maintenant pour fin avril.

    Notre ferme a des troupeaux laitiers, chèvres et vaches. Pour avoir du lait les femelles font un petit par an environ, c’est ce qui démarre la lactation. 

    Nous avons donc une production de viande que nous choisissons de valoriser sur la ferme. Ce n’est pas la majorité de l’organisation des fermes, garder les petits fait du travail en plus et diminue la production de fromage (car une partie du lait sert à les nourrir au début de leur vie). 

    Après l’épisode de la dernière maladie sur les vaches, on se dit que notre façon de fonctionner n’est pas si absurde, nous assumons les vies nées sur la ferme et limitons ainsi les déplacements. Relocalisant la consommation, évitant les déplacements.

    Mais depuis 10 ans la vente de viande n’est plus si aisée. Je pense qu’il y a cette conscience du besoin de limiter la consommation de viande pour l’environnement, il y a les prix qui augmentent. Et … il y a cette impression de respecter les animaux si on ne les mange pas. Je remets cette dernière impression au débat !

    Pour nous, envoyer une bête à l’abattoir en sachant qu’il y a assez de clients à s’être engagés pour s’en nourrir, nous permet d’être plus serein sur ce choix de nourrir en tuant nos animaux. Au moins ce n’est pas pour rien, c’est pour s’en nourrir, pour faire du fromage, c’est notre façon de vivre. 

    On me demande souvent, et de plus en plus, comment je fais pour manger les animaux que j’ai vu. Je réponds que c’est plus dure de manger des animaux que nous n’avons pas vu, là on connait leur vie, elles sont entremêlées à la notre, et sans cette consommation de viande notre ferme ne fonctionne plus. Sans cette consommation de viande, nous ne pourrions plus élever ces animaux. Il n’y aurait plus de mise à mort, mais pas de vie non plus.

    C’est assumer ces morts comme source de notre vie, c’est chaque fois renforcer cet amour et ce mystère d’être en vie, cette conscience que ce n’est que pour un temps pour nous aussi. C’est assumer que la mort fasse partie de la vie et que la mort est le contraire de naissance et pas de vie. Naissance et mort sont la vie. Bien sûr, j’entends que moi j’ai le choix et que j’impose mon choix à mes animaux. 

    Oui. 

    Et j’espère que nous serons de plus en plus nombreuses et nombreux à assumer cette contradiction, à se la réapproprier, pour que l’élevage paysan perdure. Cet élevage qui  a un rapport au temps, à la mort, au lien avec les animaux si unique. 

    J’ai espoir : cette semaine, on travaille sur la ferme à 8 personnes dont 6 espèrent avoir un troupeau sur leur propre ferme un jour. La nécessité d’être nombreux, d’apprendre à vivre ensemble autour de ces élevages est si beau !

    Vous pouvez venir faire des bains de cabris pendant le marché du vendredi de 16 à 19h, et de ce bonheur vous nourrir, par ces caresses et par leur viande dans quelques mois. 

    Je vous souhaite plein de paradoxes vivants dans vos vies. 

    Au plaisir de vous accueillir à la ferme

    Rachel

  • Festival des qu4tre vents

    Cette année le festival aura lieu le vendredi 25 et samedi 26 septembre

    on vous en dit plus dès qu’on en sait plus…

  • Sécurité sociale alimentaire

    Au marché on nous demande souvent si nos produits sont remboursés par la sécu, ou si on peut payer avec la carte vitale.

    C’est toujours un moment qui nous fait moins rire que ce que pense la personne qui le dit.
    C’est quand même un encouragement de la conscience qu’on nos clients que manger bio est le meilleur atout pour la santé. Mais ce qui est moins drôle c’est que nos réseaux paysans se battent pour ça depuis longtemps et se confronter à des gens qui n’en n’ont pas entendu parler est déprimant !! Alors j’en parle !
    La sécurité sociale de l’alimentation SSA. Une solution pour bien des dysfonctionnements de notre société : rendre l’alimentation de qualité accessible, encourager une agriculture respectueuse de l’environnement, faire société autour de ses questions agricoles.

    Pour mettre en place la sécu pour la santé il y avait à l’époque plein d’initiatives locales que l’état à ensuite généralisées s’appuyant sur ces initiatives collectives.

    Pour la SSA (sécurité sociale de l’alimentation) il y a plusieurs essais s’appuyant sur des collectifs citoyens. Les paysans sont trop peu nombreux maintenant pour porter ça et la question de ce qu’on met dans l’assiette concerne tout le monde.

    J’en rêve !

    Collectifs
    Solidaire
    Vivre sans avoir peur de se faire avoir
    Manger tous les jours bio et local
    Faire changer le modèle agricole par l’assiette du plus grand nombre
    Se soigner d’abord en restant en bonne santé grâce à l’alimentation